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Solidarity against the virus: How to contribute at your level?

Solidarité contre le virus : Comment contribuer à notre niveau ?

A la rencontre de ces 4 associations : Infirmiers de rue, Home Maison Dupré, SamuSocial et Sister House afin de connaître leurs difficultés et leurs besoins face à cette lutte contre le Covid-19.

Découvrez chacune de leurs expériences !

INFIRMIERS DE RUE

Les difficultés et besoins suite au Covid-19 ?

La situation a totalement changé parce qu’actuellement l'organisation se focalise sur la prévention et le dépistage des symptômes ainsi que l’apport des besoins premiers tels que nourriture, premiers soins, masques et gel hydroalcoolique.

De plus, suite à la fermeture des commerces et des centres de jour, les sans-abris sont fortement perturbés dans leurs activités et habitudes. Ce public spécialement vulnérable et délicat au niveau de la santé inquiète Infirmiers de rue : “le nombre de sans-abris continue et la précarisation de la société en général ne cessent de croître” explique Sarah

Selon Sarahpouvoir être financé au niveau de nos maraudes” est leur priorité du moment. Infirmiers de rues a triplé le nombre de ses maraudes, ils sont passés de 5 à 15 par semaine, ce qui signifie un besoin important aussi bien en termes de ressources humaines que de matériel sanitaire tel que masques et gels désinfectants.

Dans une situation sanitaire tel que le Covid-19, Infirmiers de rue nous raconte la complexité d'appliquer les gestes barrières tels que se laver les mains, le port du masque et maintenir la distanciation sociale avec leurs patients. Les personnes sans-abris doivent absolument être relogées au plus vite afin qu’ils puissent bénéficier un minimum de protection et de soins sanitaires. Néanmoins, Infirmiers de rue reste positif grâce à la mobilisation des citoyens.

MAISON VICTOR DUPRÉ

« La plus grande difficulté a été de faire comprendre aux femmes et enfants ce qu’est le Coronavirus », nous raconte Grégory. Le virus a été synonyme d’un isolement terrible pour ces femmes et enfants suite à la fermeture des espaces communs tels que le réfectoire. Ensuite, la mise en application des nouvelles règles dans la maison n’a pas rendu la situation plus facile. Il n'était plus possible pour ces femmes de se réunir entre elles dans les chambres. Elles ont également perdu des privilèges comme l'opportunité d'aider en cuisine. En conséquence, la maison essaye en permanence de trouver des alternatives en mettant en place une cuisine mobile dans le réfectoire par exemple pour leur permettre de quand même s’adonner à la cuisine. 

Ces nouvelles conditions et alternatives demandent le respect des règles sanitaires tels que l'utilisation régulière de masques, gels et de gants. Actuellement, la maison a mis à disposition une petite quantité de masques pour l'équipe mais Grégory déclare : “Nous disposons de 100 masques par semaine sachant que nous en utilisons 5 par jour”. Le problème est que ces moyens contre le virus sont des biens matériels dont tout le monde a besoin, et cela complique d’autant plus la vie de ces femmes.

SAMUSOCIAL

L'association possède diffèrent types de centres : pour hommes et femmes isolées, de famille et permanents. Suite au Covid-19 les centres permanents ont été les plus touchés, soumis à plus de changements.

Après une période de confinement difficile, les nombreux changements établis comme le maintien de la distance sociale de 1,5 mètres ont amené d’importantes contraintes. Pour le SamuSocial, la limitation de place pour accueillir les patients à l'intérieure a été extrêmement compliquée tant dans les chambres communes que privées. Cependant, cela a poussé à ouvrir des nouveaux centres avec l’aide et l’appui politique et à créer des nouvelles normes sanitaires et organisationnelles.

Le Samu Social insiste sur la proximité et le contact physique auquel ils sont exposés chaque jour. Il considère le port du masque ainsi que l'utilisation de gels désinfectants essentiels en ce moment. “On demande aux travailleurs et résidants temporaires de bien se laver les mains à l’entrée et à la sortie ainsi que de porter un masque dans toute la structure pour se protéger et protéger les autres” explique Clément, infirmier du Samu Social. Néanmoins, le Samu Social observe et apprécie la conscience collective qui est en train de se développer au niveau des travailleurs mais aussi au niveau des résidants.

“Ils se rendent bien compte que pour protéger les autres ils doivent porter un masque et cela semble bien fonctionner dans le centre jusqu'à présent”


SISTER HOUSE

“Avant sur les 15 heures d’ouverture de la maison, il y avait systématiquement trois bénévoles le soir, deux qui assurent la nuit et deux le matin. Avec le confinement, on a dû passer à une occupation de 24 heures sur 24. Pour cela, il a fallu s’organiser avec l’équipe citoyenne bénévole pour qu’il y ait constamment deux personnes sur place à toutes les tranches horaires” a déclaré Adrianna.

Ensuite, Sister House a mis en place toute une série de mesures d’hygiène, des stands de lavage de mains, une désinfection quotidienne de toutes les surfaces et tout ça en collaboration avec les femmes qui sont hébergées dans la maison.

De plus, le fait de tout à coup se retrouver 24 heures sur 24 dans une maison a donné lieu à beaucoup de temps de réflexion mais malheureusement aussi de rumination qui rappellent des évènements tragiques. Ainsi, Sister house a mis en place toute une série d’activités comme des cours de sport, des cours de self-défense, des cours d’art ou des moments en plein air tous les soirs pour discuter des questions de la maison. Toutes ces activités permettent aux femmes d'être occupées et leur permettent également de participer collectivement au développement du projet. (“ La majorité des tâches sont faites par les filles qui fonctionnent en équipes pour tous les jours de la semaine, qui cuisinent et qui sont donc actrices du développement du projet.”

“Il y a eu évidemment toute une série d’achats supplémentaires assortis à ces nouvelles mesures d’hygiène. Notamment de nouveaux produits de nettoyage permettant de faire cette désinfection quotidienne” explique Adrianna. Le ravitaillement de Sister House dépend surtout de collectes faites par des bénévoles dans des supermarchés, qui ont dû fermer suite au confinement. Par conséquent, tout le ravitaillement afin de nourrir et de proposer des produits d’hygiène à 40 femmes quotidiennement a subitement pris fin. Sister House a donc organisé des appels aux dons financiers afin de pouvoir faire des achats en grande quantité.

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